14/06/2012

La loterie des banques Espagnoles.

Un petit rien à voir en passant.

Il y a quelques mois, pendant la formation du gouvernement, nos élus nous ont annoncé que les prochaines années seraient difficiles. Il fallait trouver quatre milliards supplémentaires au budget pour reboucher un « trou budgétaire », de quatre milliards évidemment, trou dont on a été incapable de nous expliquer la provenance.

Tout le monde allait le sentir passer, ce « bouchage de trou », les chômeurs en premier par la réduction de leurs allocations, les pensionnés, les remboursements de soins de santé seraient abaissés, les indépendants seraient surtaxés, tout le monde allait participer même les ministres. Les ajustements de salaires pour toutes les professions du pays ont été décidés en une nuit excepté pour la profession de ministre ou le calcul était plus compliqué à réaliser nous à t’on dit…

Aujourd’hui, on apprends que le gouvernement a retrouvé quatre milliards, on ne sait pas très bien comment, et que ces quatre milliards vont être offerts aux banquiers Espagnols. Officiellement il s’agit d’un prêt, mais nous savons tous que nous ne reverrons jamais la couleur de cet argent. Quand ces banques seront renflouées, elles recommenceront à distribuer des parachutes dorés à leurs dirigeants et des dividendes aux montants inconcevables à leurs actionnaires avec l’argent avancé par les citoyens Européens.

Deux choses me heurtent dans cette histoire ; la première c’est que le gouvernement annonce sans rire que cette distribution de milliards n’aura aucun impact sur nos portefeuilles et que les journalistes y croient sans problème. Deux mille euros par famille en moyenne c’est ce que va nous coûter ce renflouement causé en grande partie par des banquiers qui ont joué à la roulette des subprimes avec l’argent des épargnants et des fonds de pensions. Un minimum de connaissances des mécanismes boursiers devait suffire à ces banquiers pour analyser les risques encourus par la suppression totale des mécanismes de protection contre les défauts de paiement des emprunteurs par les banques Américaines. Beaucoup de gens ont été ruinés mais cet argent n’a pas disparu, beaucoup d’autres ont fait fortune. Et c’est à ceux là que nous allons « offrir » quatre nouveaux milliards pour leur permettre de ne pas creuser dans les bas de laines qu’ils ont constitué.

La deuxième chose qui me choque est l’attitude ce gouvernement socialiste qui n’hésitait pas à caresser dans le sens du poil l’électeur un peu niais quand il s’agissait de se faire élire en promettant que le capitalisme serait « la cible », que les financiers seraient taxés, que les banques seraient imposées en proportion et que les petits seraient protégés. Bref le gouvernement serait « social ». On voit ce qu’il en est avec la chasse aux méchants chômeurs qui n’a jamais été aussi intense que depuis que nous avons un Premier Socialiste. Les Chômeurs, il fallait les « chasser » il y a dix ans, quand il y avait du travail et que les employeurs plaçaient leurs offres d’emplois en vain, aujourd’hui ce n’est plus le bon moment.

Le plus choquant, c’est que ces quatre milliards perdus et retrouvés grâce aux rentrées réalisées sur les allocations aux chômeurs et les taxes ajoutées pour les travailleurs et les commerçants ne serviront finalement pas à reboucher « le trou noir du budget Belge », mais seront distribués aux banquiers Espagnols pour compenser leurs pertes à la loterie des subprimes. Il ne s'agit pas la de solidarité.

09:59 Écrit par c64 dans rien à voir | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

03/10/2011

Quand mes potes se foutent de ma g.....

Voilà ça que ça donne....

Bon d'accord, ce n'est pas très constructif comme post, mais bon....

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20:44 Écrit par Pascal. dans rien à voir | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

01/10/2011

Client de merde, mais casting de stars...

 

Allez, un petit "rien à voir", ça faisait longtemps...

 

Le petit gars ; cheveux gras, un mètre soixante, épais comme un sandwich èssenséèffe dirait Renaud, la trentaine et très beau dans son survet, ne lui manque que la canette à la main mais ça va venir, il n’est que neuf heures cinq après tout, m’interpelle dans mon petit shop alors que je suis déjà occupé à expliquer le fonctionnement d’une désoucheuse à un autre client : " Ya quelqu’un pour m’aider à charger l’échaffaudage que j’ai résèrvé ? "

 

-Oui, c’est moi, je m’occupe de vous dés que j’aurai terminé avec Monsieur ici. Que j’lui réponds !

-Oui mais moi je suis pressé, et j’avais réservé !

-Pas de problème Monsieur, je m’occupe d’un client à la fois, je termine dans trois minutes et c’est votre tour.

Le petit gars se casse en marmonnant " fait chier ". Un autre client entre pour une fendeuse de bûches, c’est la saison, le petit gars a disparu donc je m’occupe de mon client " fendeur ". Pendant la petite démo, le petit gars réapparaît en rallant : " tu m’avais dit que c’etait mon tour ! ! ! ". Ben oui mon petit bonhomme, mais t’était parti que j’ai envie de lui répondre ; Oui mais vous vous etiez absenté Monsieur que je lui réponds…

Le petit gars redisparait, un vrai prestidigitateur ce petit bonhomme, c’est vrai qu’il a des airs de Garcimore. Pas de bol, un autre client entre pour un broyeur, pendant la petite demo, encore un autre et puis le petit magicien se rematèrialise juste derrière ; je finis ma petite démo en scrutant le petit bonhomme qui devient tout rouge et je vous jure que c'est pas beau un petit gnome au cheveux gras qui devient tout rouge, fera pas le casting du prochain Harry Potter celui-là, ferait peur aux enfants que je me dis mais je commence à sentir que ça va pèter. Le client broyeur part broyer, et le suivant, la bonne soixantaine, beau costard très correct s’avance, le petit bonhomme le bouscule pour se faire une place au comptoir. Moi, j’ose un petit " c’est à qui ? " En espérant que beau costard s’écrase en voyant les oreilles du gnome qui commencent à fumer, mais beau costard ne s’écrase pas et j’ai droit à une très belle synchro de l’air le plus connu au top du vendeur : " C’est à moi ". Ayayaye comme dit la Compagnie Créole.

Comme je suis très courageux et Que Bilbo fait quand même vingt centimètres de moins que moi, je prends mes responsabilités ; " Il me semble que Monsieur etait avant vous que je dis au petit gars. "

-C’est pas vrai, j’étais là depuis 09h00 et il va être 09h30. 

-Oui, mais vous étiez parti ! Moi je sers les clients dans l’ordre au comptoir.

-C’est pas normal, je suis venu me montrer à 09h00, donc c’est mon tour.

Merde, me voilà encore obligé d’enfiler mon costume de prof d’éducation civique :

-C’est pas comme ça que ça va mon pti bonho..Monsieur, quand vous allez faire vos courses au Cora, vous allez faire " prems " à la caissière avant de remplir le caddie pour pouvoir passer devant tout le monde de retour à la caisse ?

la mon petit bilbo se transforme en don Vito en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire ; Mais oui, c’est possible… Il regarde le petit vieux qui commence à comprendre qu’il aurait mieux fait d’attendre dix heures pour se lever et lui dit :

-Il y en a d’autres qui sont passés devant moi et ils ont eu un accident !

Le petit vieux, lui il se transforme en Sean Connery contre Dr No, faudra que je pense à demander des autographes si ils sont encore en vie quand ça sera fini ; " T’est malade ? " qu’il demande Dr No à Don Vito ! Waouw, j’en crois pas mes oreilles, j’interviens et je dis au petit Gobelin que je vais servir le Monsieur parce qu’il était définitivement avant lui. " Toi aussi tu va avoir un accident , tu sais pas qui je suis moi ! "

La je suis tenté de lui répondre qu’il ne faut pas être la moitié d’un psychologue pour voir que lui il est pas la moitié d’un psychopathe, mais au point ou on en est, je me retiens…

A la place, je lui dis que c’est plus la peine d’attendre, parce que son échafaudage, il l’aura pas.

-Là, mon petit bonhomme dévisse complètement, t’a pas le droit, tu peux pas refuser une vente, c’est interdit, je vais appeler la police, je vais te peter ta gueule.

Bon, cette fois çi, je commence à chauffer moi aussi, je me penche au-dessus du comptoir et je lui tends mon visage ; vas-y frappe-moi tout de suite, on gagnera du temps et j’aurai quelques jours de vacances sur ton compte ; le petit gars se retient et comprend qu’il a été trop loin ; je sers le petit vieux qui se casse, heureux de s’en être sorti et je regarde le petit gars ; T’es encore là toi ? Je t’ai dis que tu pouvais retourner te coucher !

-Oui, mais j’ai besoin de mon échafaudage moi !

Bon, je dois encore faire du chiffre, on est le trente là, je vais faire un effort :

-Si tu me présentes sincèrement tes excuses, je te donne la machine, sinon tu rentres chez toi !

Elles ont été longues à sortir et elles ont eu difficile à sortir, j’ai cru qu’il allait me choper une hémorragie œsophagienne avec ses excuses, manquerait plus que ça….Mais je les ai bien savourées. Il est sorti avec son échafaudage, je l'ai pas aidé à le charger dans son van pourri et tenez-vous bien, il a pas été foutu de le monter son échafaudage mon petit gnome !

 

 

11:48 Écrit par c64 dans rien à voir | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

20/06/2011

Brocante des quais: casser le jouet.

 

Il fut une époque, quand j’étais plus jeune, ou la brocante des quais à Charleroi était une des plus belles de Belgique. Elle rivalisait sans aucun problème avec celle de Temploux.

 

La brocante des quais à Charleroi avait ceci de particulier qu’elle avait lieu en grande partie la nuit et vous pouviez y débarquer à quatre heures du matin et vous y bousculer comme en plein marché dominical.

La brocante avait lieu sur les quais, ce qui pouvait sembler logique à l’époque, et les exposants y étaient alignés sur plus de quatre kilomètres sur les deux berges de la Sambre. Le boulevard Tirou participait à la fête en présentant un très beau marché nocturne et le passage de la bourse faisait le lien entre les deux en offrant un très beau marché d’antiquités, de vieux disques, vieux bouquins et bande-dessinées. La fête de la musique ajoutait l’animation à l’ensemble, de nombreux commerçants décidaient de rester ouverts et tous les café sortaient leurs terrasses. La brocante des quais était un très grand évènement, elle était annoncée dans la presse, à la radio et parfois même à la télévision.

On pouvait comparer la brocante à une belle entreprise qui avait réussi et qui était devenue leader dans son domaine. La question qui se posait était celle-ci : comment " casser " cette entreprise ?

Comme pour une entreprise, la première marche à suivre quand on a " trop de client " est de stopper toute publicité. Cela à été fait…mais évidemment ça n’a pas suffit, les visiteurs avaient sans doute noté la date de l’évènement ou faisaient des recherches sur Internet.

Une seconde étape a donc été nécessaire ; la délocalisation est une méthode éprouvée, on déménage sans laisser d’adresse et les clients ne trouvent plus l’entreprise : à ce niveau, l’idée d’organiser la brocante des quais ailleurs que sur les quais à été un coup de maitre !

Malheureusement, cela n’a pas été suffisant, le public était toujours présent, vous savez à quel point certains clients peuvent être fidèles, même quand on se fout de leur gueule ; sans doute ceux là trouvaient t’ils le nouvel emplacement de la brocante des quais en tapant simplement " Brocante des quais " sur le net.

Nondidja, comment décourager ceux là aussi ? Vous n’auriez pas trouvé ? Et bien à Charleroi on à trouvé : on a simplement rebaptisé la brocante des quais en " brocante de la Saint Jean ". Résultat garanti, il est désormais impossible de faire le lien. Organisons la le même jour qu’un autre grand événement régional, le Doudou montois par-exemple, pour parachever le tout et prions pour que le temps se joigne au sabotage, bingo cette année et on obtient un magnifique résultat :

 

Une superbe brocante de quelques centaines de mètres, avec de grands espaces vides entre les exposants et à peu près autant de visiteurs que d’exposants : jouet démonté, cassé, pulverisé. Vive la mentalité Carolo ! Voila pour le bilan du "visiteur", pour le bilan officiel, l'organisateur annonce fièrement une brocante de trois kilomètres pour deux cents exposants.

Un exposant tous les quinze mètres donc, et la moitiè de ces exposants n'etaient tout simplement pas de brocanteurs, mais de vendeurs (brochettes, frites, hamburgers, boissons et autres objets neufs...

 

09:15 Écrit par c64 dans rien à voir | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg

16/12/2010

La moitié de la demi du tiers...

Sans titre.JPGAllez, un petit rien à voir:

Le client entre dans mon petit shop, me demande un nettoyeur tapis et un bidon de savon.

-C'est un bidon de combien de litres ?

-Deux litres.

-Faut mettre tout dans la machine ?

-Non, environ un tiers; ça veut dire que vous pourrez remplir la machine trois fois avec un bidon.

-Cinquante millilitres alors ?

-Euh...non pas tout à fait...

-Ben si: le bidon fait deux litres, la moitié de deux litres c'est un litre, donc le tiers de deux litres ça fait la moitié d'un litre...donc cinquante millilitres !

...

Je lui ai fait des petites lignes au marqueur sur le bidon pour simplifier les choses, pas envie de donner un cours de math aujourd'hui...Toujours pragmatique moi.

12:54 Écrit par c64 dans rien à voir | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | | |  del.icio.us | | Digg! Digg